Moving around Cambodia

Au Cambodge comme dans nombre de pays asiatiques, le trafic est dense.

Tuk-tuk, motos, vélos, 4×4 de nantis et piétons s’entrecroisent sans relâche sur les routes, quand les Khmers ne sont pas tout simplement entassés à 30 dans un minivan de 18 places.
Sinon, pour une immersion encore plus locale, il y a ce qu’on nomme les “said slap”, littéralement “dernier voyage”. Une charette arrimée à une moto, et tout le monde dedans ! Les camions font de même avec leur container.
En un mois, j’ai successivement expérimenté les vélo, vieilles voitures, scooter, moto, moto-taxi, tuk-tuk, bateau, bus, minivan TRES conviviaux, pirogue et bien sûr, mes pieds, premier outil du photographe…

Les Khmers sont aussi passés maîtres dans l’art de l’empilement. Non seulement il est très banal de voir une famille de quatre – parfois plus ! – rouler paisiblement sur une seule moto, mais les objets les plus variés peuvent se retrouver entassés sur les deux roues du pays.
Et là, il y a de quoi faire son marché. Montagne de marchandises sous plastique, bouteilles vides, paniers de poulets, vache vivante devant le conducteur, fruits et légumes, pneus ou fauteuils de jardin, les combinaisons sont illimitées ! Certains photographes ont même consacré des ouvrages aux surprenants chargements qu’ils ont pu capturer… Bref, sous réserve d’avoir un peu d’équilibre, chacun s’y retrouve et se faufile dans les méandres de la circulation… ou les trous de la chaussée. Il ne reste plus qu’à serpenter entre les autres conducteurs, les animaux qui peuvent vous couper la route à la campagne, les étendues d’eau et autres surprises.

De toutes façons, pas de panique, la première règle sur la route est d’avancer, tranquillement mais sûrement, et les autres derrière prendront soin de vous. Inch’allah, nous diraient peut-être les Chams, minorité musulmane au Cambodge.

Une première plongée au Cambodge à travers les différents moyens de transport et bizarreries que mon oeil occidental a pu observer sur les routes ! Des Khmers en pleine action… ou pas, dans un pays où l’on n’a pas oublié que l’on n’est pas obligé de s’agiter tout le temps. Et puis, il fait si chaud dehors…